Au fil de l'eau

Oz-tralie, West Coast

G’day mates ! Bonjour à toutes et à tous.

Prévoyez une bonne demi-heure pour profiter de cet article car il est, assez logiquement, long.

Ça faisait longtemps, vous m’en excuserez. Le retard s’accumule aisément quand nous voyageons en automobile. Actuellement sur le bateau entre les deux îles néo zed, laissez-moi vous compter notre séjour en Australie, ou plus précisément en Australie Occidentale (que l’on appellera Western Australia, WA), ou plus encore précisément la côte ouest de l’Australie Occidentale. En effet, il est important de situer notre séjour, car la WA fait 5 fois la France, rien que ça. Notre séjour chez Damo (Damien en vrai, mais tout le monde l’appelle Damo, c’est bien plus court), ami australien de quelques années, rentrant lui-même de son tour du monde avec Kirsty, sa compagne, était prévu depuis quelque temps, et c’est donc avec lui que nous avons prévu de faire un tour sur la West Coast.

Revenons-en aux débuts : nous avons décollé de Bali le mercredi 10 avril, pour atterrir à Perth, 3h30 plus tard. Nous sommes accueillis par Lee, la maman, et Rob, la tante de Damo, jumelles de leur état (de genre fusionnelles, vivant ensemble depuis 25 ans, l’une finit la phrase commencée par l’autre). Elles nous déposent à la maison de Kirst’ et Damo, « toute petite » nous préviennent-elles. Bon, en vrai, elle est grande, mais par rapport aux standards australiens, ce n’est pas grand. Ils vivent dans un quartier de la ville de Fremantle, au sud de Perth.

Ici, les villes sont construites comme aux USA :  grandes avenues, petites rues, petits quartiers avec toutes les maisons en enfilade, jardin verdoyant à l’avant et garage à l’arrière. Enfin je dis ça parce que je crois Clémence : je n’ai jamais mis un pied aux States. Après avoir posé nos bagages, déjeuné et pris une bonne douche, Lee et Rob nous emmènent faire un tour en voiture de Freo (oui, tout s’abrège ici, même les noms de ville) qui se finit par un verre de vin au bord de la rivière Swan au coucher du soleil. Bref, premier après-midi chez les Aussies qui se finit bien. Enfin, en rentrant, nous rencontrons Kirsty, qui rentre du travail et nous attend avec trois verres de vin rouge australien. Damo est en camp avec ses élèves (prof de sport, il emmène les élèves faire du « bush walking », randonnée dans la nature où ses élèves doivent faire leur propre feu, porter leur nourriture, tente et tutti quanti, le tout étant noté comme une discipline scolaire !) pour les deux prochains jours. Nous avons donc deux jours posés tranquilles devant nous.

Le premier, nous allons à Perth, ville que je souhaitais faire découvrir à Clémence, puisque c’est ici que j’ai séjourné pendant 5 mois il y a 6 ans, travaillant comme un forcené dans un café et une pizzeria. Je voulais aussi retrouver mes anciens employeurs fort sympathiques. Nous déambulons donc dans les rues de la ville, le long des berges de la rivière Swan, avant de nous diriger vers le café Reveley’s, dans le quartier d’affaire de la ville.

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La rivière Black Swan, et le petit chaperon rouge.

Alors que nous marchons vers le comptoir, mon ancienne boss, Luang, lève un sourcil en m’apercevant, et dit simplement « What are you doing here ? », le sourire aux lèvres, tandis que le patron, Beng, dit simplement « Long time no see ». Comme quoi, 6 ans, ça passe vite ! Luang me prépare direct mon café d’il y a 6 ans, un long mac topped up (je vous laisse regarder sur l’internet) et un chocolat pour Clém (pas besoin d’internet pour le coup). Nous discutons tranquillement, Clémence est complètement incluse dans la conversation (« when do you get married ? », cash pistache). Nous convenons que nous reviendrons après notre voyage up north comme on dit (oui, Perth est au Sud, et on monte au Nord). Retour au bercail à Fremantle, que nous visiterons de nouveau, à vélo, le vendredi. Aussi, nous préparerons un super dîner pour le retour de Damo, « throw the lamb on the barby mate », de l’agneau au barbecue, recette typiquement australienne ! A côté, ce sera houmous et tzatziki maison, ratatouille et mousse au chocolat pour le plaisir.

L’ami est en retard de quelques heures, et une fois arrivé, il nous envoie au garage pour l’aider à décharger sa voiture. Mais quelle façon de traiter ses invités me direz-vous ? Que nenni, c’est pour la bonne cause : trois secondes plus tard, nous rentrons dans la maison, et là, attablée, verre de vin à la main, Martha est là. Marty, la cousine, est viendue spécialement de France pour nous faire la surprise, et passer deux semaines avec nous lors du roadtrip ! « Qu’est-ce que tu fais là ? » demande-je, tout à mon étonnement. Et c’est ainsi que le retard de Damo s’explique : l’avion de Martha avait du retard ! Damo et Marty avaient organisé tout cela depuis déjà quelques mois, et nous n’en avons rien su. Bref, c’était une super surprise. Le lendemain, samedi, nous nous baladons dans Fremantle, faisons les courses et préparons les affaires pour les deux semaines à venir. Martha laissera donc les ¾ de sa valise à Freo, narmol cousine ! Damo, Marty, Clem et moi sommes prêts !

Dimanche, le réveil sonne à 3h et le départ est à 4h. Nous devons faire 1500km en une journée (l’équivalent de Paris-Russie) pour rejoindre le parc national de Karijini, perdu dans les terres WA. Tandis que je dors tranquillou jusqu’à 11h30, Damo roule dans les inondations et sous la pluie battante (mouillant au passage nos swags : spécifique à l’Australie, c’est une sorte de tente-sac de couchage-matelas, à la toile bien résistante). Je prends la relève après le déjeuner à Meekthara (ville peuplée exclusivement d’aborigènes), pour les 800 derniers kilomètres…

Au passage, Damo nous fait un petit test de réservoir : en WA, il peut ne pas y avoir de station essence sur 200km, alors on essaie de faire le plein à chaque fois. Il nous reste 435km pour rejoindre la prochaine ville, Newman, et Damo nous dit qu’on n’a pas besoin de faire le plein. Je roule donc insouciamment jusqu’à ce que l’indicateur de réserve s’allume : il reste 125 kilomètres… Bon, on n’a plus le choix de toute façon. Le nombre de kilomètres restant sur le compteur avant de devoir faire le plein indique 130 kilomètres. La marge est assez étroite je trouve. Une fois les 5 kilomètres affichés, le compteur s’éteint, et la surprise sera donc de voir la voiture s’arrêter ou non. Et bim, on roule malgré tout jusqu’à la première station. Le plein est PLEIN ! Nous atteignons le parc vers 20h, nuit noire, et installons notre campement tranquillement. Une bonne nuit de sommeil plus tard, le réveil se fait au doux bruit de la pluie sur nos swags. Qu’à cela ne tienne, nous nous dirigeons vers Fortescue Waterfall, à un quart d’heure de marche.

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Orage en partance.

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Cette petite cascade et sa vasque seront notre douche de réveil pour les 4 prochains jours. Le soleil perce, et il ne nous quittera plus pour les 15 jours suivants (enfin, sauf la nuit, mais ça c’est narmol). Nous découvrons donc, avec l’arrivée de la chaleur, le fléau de Karijini, les MOUCHES. Là-bas, elles ne sont pas comme en France :  elles n’ont pas peur de tes mouvements quand elles viennent sur ton visage, il faut les virer manu militari. Comme il n’y a pas de magasins à environ 250 km à la ronde, on ne peut pas acheter de filet à mouche pour se protéger alors on fait avec et on met en place des techniques de filous-foulards.

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Sans oublier de jouer au Monopoly Deal !
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Ces dames, ces couleurs.

Les journées vont tranquillement s’enchaîner : réveil à 6h, lever de soleil, bain dans Fortescue et à Fern Pool (avec petite grimpette à l’arbre pour sauter et plonger dans l’eau quelques mètres plus bas, pour tous les quatre). Nous ferons aussi des petites balades à proximité des gorges, jusqu’à Circular Pool, au pied des falaises abruptes. Les après-midis sont réservés à la lecture, aux parties de Monopoly Deal (nombreuses et jouables de partout !) et au relaxage. Après ces 4 premiers jours, nous changeons de camp, et nous nous dirigeons vers l’ouest du parc Karijini. Malheureusement, il n’y a plus de place pour dormir. Enfin, « théoriquement », il n’y en a plus. Ainsi, nous réservons pour la nuit suivante, et nous nous infiltrerons à la nuit tombée pour dérouler les swags sur des emplacements complètement pas occupés. Mais avant, nous profiterons d’une des nouvelles gorges alentours : Joffre Creek avec le Spider Walk (la photo est plus bas). Gorge d’une étroitesse toute étroite, nous grimpons à droite et à gauche pour arriver jusqu’au bout sans toucher l’eau. Une fois ce super objectif atteint, nous nous jetons dans la « piscine » du bout, faisons des barrages. Bref, nous sommes des enfants.

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Quand l’orage cède la place au ciel bleu, il est BLEU.
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Le Spider Walk.

Anecdote anecdotique, c’est ici que Damo et moi, 6 ans auparavant, avons été exclu du parc Karijini. En effet, en WA, le moindre sentier est marqué d’un niveau (de 1 à 5), en sachant que 5, c’est un peu raide, deux-trois échelles, pas toujours bien marqué. Et au-delà de 5, c’est interdit. A l’extrémité autorisée de cette gorge est suspendue une cordelette et un panneau indique qu’au-delà, c’est interdit tout ça tout ça. Et donc, il y a 6 ans, nous avons franchi cette barrière physique aisément enjambable. Pas par goût du risque ou pour défier la loi (moi ? non…), mais tout simplement parce que Damo, quand il avait deux demi-douzaines d’année, avait été en sortie scolaire ici, en camp, comme expliqué précédemment, en tant qu’élève donc. Et leur prof de l’époque avait donné comme consigne (aucun panneau, rien n’existait, rien ne contraignait) de remonter le plus loin la gorge. Ainsi, les élèves avaient gonflé leur petit matelas pour dormir et s’en sont servis de radeau, ont nagé et crapahuté des heures durant, nuit compris ! Ils devaient trouver de quoi se faire un feu et se faire à manger. Tous seuls. Sans supervision, leur prof les attendant le lendemain matin au bout de la gorge. Bref, l’aventure quoi (un brin inconscient, j’avoue), mais donc rien d’irréalisable. Et là, il y a 6 ans, Damo me convainc donc de franchir le pas, et nous descendons cette superbe gorge jusqu’à Junction Pool, vasque où trois gorges se rejoignent. Et bim, on se fait chopper par un groupe en canyoning. Le mono appelle direct les rangers. Il nous fait comprendre qu’il va nous sauver la vie en nous donnant des harnais, un casque, encordé pour franchir un rocher que nous avions grimpé pied nus 2 minutes auparavant, tout mouillés. Pour papa et maman, sachez qu’on a fait bien « pire » avec vous dans les torrents en Corse. Brefs, la « safety » à la sauce australienne est « trop » infantilisante, et laisse moins la place à l’aventure. (C’est un peu comme si dans le Vecchio, nous étions limités à marcher 100 mètres au-dessus de l’arrivée du chemin du pont). Nous nous étions fais virer du parc, amende de 500$ chacun, que nous n’avons finalement jamais reçue ni payée (forcément, puisqu’on ne l’avait pas reçue).

Cette fois-ci, le risque n’en valait pas la chandelle (et nous connaissons déjà finalement !), on s’arrête là. Petit Monopoly Deal avec un couple de français rencontrés au bout du tunnel (et la lumière y est blanche !) sur les dalles du fond de la gorge tandis que Damo corrige ses copies (et oui, pas facile d’être prof). En rentrant, on s’arrête sur la piste pour admirer le soleil couchant, entre ciel dégagé et orages lointains. Ce soir-là, c’est donc free dodo dans nos swags. Lendemain matin, lever de soleil habituel, on prend la voiture pour aller petit déjeuner au bord de Weano gorge, à proximité de Joffre Creek (screen des gorges ?). 8h, nous sommes au fond et arrivons à Handrail Pool (handrail = main courante, nom donné car il faut s’agripper à une rampe pour descendre les derniers mètres). Seuls, nous admirons la surface miroir de l’eau. Nous briserons cette apparente immobilité pour poursuivre la descente de la gorge, l’escalade n’étant pas envisageable. Au bout, nouvelle cordelette, nouveau panneau d’interdiction. Seul Damo s’aventurera plus loin. Retour à Handrail Pool où une joyeuse cohue est arrivée, troublant définitivement (pour nous en tout cas) la tranquillité du lieu. Quelques parties de Monop’ s’imposent, quelques sauts aussi, et hop on repart vers le campement sous la chaleur (une petite quarantaine de degrés), accompagnés de nos mouches. L’après-midi sera consacré à la douche. Oui, première vraie douche depuis 5 jours. C’est ça, l’outback australien : ça stimule tous les sens ! Avant le coucher de soleil, pour nous rafraichir en cette fin de journée étouffante, nous allons dans Joffre gorge (dont Joffre Creek est la fin, une vingtaine de kilomètres plus loin). Il y a 6 ans, cette gorge avait été ma préférée parce qu’à l’époque, je n’avais pas de cerveau : de nombreux endroits pour sauter dans l’eau, dont l’un de 21 mètres où Philipp et moi avions joyeusement (inconsciemment) sauté à deux reprises. Bon, là, je fais moins le malin, une dizaine de mètres me suffisent amplement, et en plus, il n’y pas beaucoup d’eau dans la gorge. Nous ressortons une petite heure plus tard pour assister au coucher de soleil, notre dernier à Karijini car le lendemain, vendredi, nous allons plein Ouest, vers Exmouth.

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Ces couleurs, ces reflets.
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Au fond des gorges.
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Coucher de soleil, orage, outback.
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Le reflet du ciel sur la surface miroir d’Handrail Pool.
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Coucher de soleil, étoile cédant sa lumière pour celle…
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De l’astre céleste.

Nous prenons la route, nous arrêtons dans une roadhouse pour un café, seul bâtiment à des centaines de kilomètres à la ronde, et faisons notre petit bout de chemin jusqu’à la péninsule d’Exmouth. Sur la route, nous seront accompagnés de temps en temps par des « willy willy », des bébés tornades formées par les vent locaux (différence de températures liée au relief m’voyez). Aussi, lors de notre arrivée dans la ville d’Exmouth (bon, il y a déjà 900km qui ont défilé sous nos roues et nos yeux depuis Karijini), le panneau nous indiquant la présence d’émeus (les autruches australiennes) a tout juste le temps de me mettre en garde que trois de ces bipèdes non volants traversent la route devant nous. Marty et Clem sont toutes joie. Le kangourou manque encore à l’appel des animaux à voir en Australie !

Bref, on finit notre route pour arriver chez Lucy et Dylan, bébé très joufflu au super pouvoir de cacher de la nourriture dans ses super joues (en effet, il est tout à fait capable de ressortir de sa bouche les brocolis de l’entrée lors de son dessert). Le soir, c’est footy game, snaggs on the barby ; comprendre que nous avons regardé un match de football australien, en mangeant des saucisses cuites au barbecue. Le samedi commence avec une mauvaise nouvelle : Kirst s’est brûlée la veille au soir, sa bouillote s’étant vidée sur sa cuisse. Elle est donc hospitalisée, et Damo décide de prendre un vol le dimanche pour la rejoindre, tout en nous laissant sa voiture pour que nous continuions notre voyage.

Ainsi, pour profiter à max de cette dernière journée tous les quatre, nous allons faire du snorkeling (masque-tuba) dans le parc national de Cape Range. Protégés par la barrière de corail de Ningaloo (« eau profonde » en aborigène), de nombreux sites permettent de nous jeter à l’eau pour admirer ce monde si particulier. Ainsi, quel régal de nager parmi les tortues, des raies normales, des raies moins normales comme la raie guitare (avec une tête de pelle, trois ailerons, bref, un joyeux mix), des poissons colorés, des poissons longs, des poissons ronds, des poissons oblongs, des poissons furibonds : une faune abondante. Aussi, les coraux ne sont pas en reste, mais nous retenons surtout ces tortues, grandes et petites, nous regardant du coin de l’œil dirait-on, se mouvant sans effort dans les courants tandis que nous nous escrimons (d’ailleurs, peut-on s’escrimer sous l’eau ?) à les suivre. Je suis sûr que malgré nos tubas, nous avions tous les quatre un sourire béat sur les lèvres. Bref, c’était magique. Bien sûr, Damo et moi souhaitions voir en prime quelques requins, comme il y a 6 ans. Mais mal-heureusement, point nous n’en verrons.

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50 shades of blue
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Au fond, les vagues cassent sur la barrière de corail.

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Le soir, et rejoint par Lucy et Dylan, nous allons à l’extrémité nord de la péninsule afin d’assister à l’éclosion des œufs de nos bébés tortues (vous connaissez la probabilité pour qu’une tortue atteigne l’âge adulte ? 1 pour 1000). Le premier danger est donc le chemin entre l’œuf, sous le sable dans les dunes, et la mer : les oiseaux veillent, et nous aussi. Je vous le dis direct, on est des quiches. Après une heure et demie d’observation attentive, nous ne voyons rien, et abandonnons le guet pour nous pencher sur le vin et le cheese-cracker, apéro à l’aussie, le soleil se couchant dans de superbes teintes rouges. Et là,

une maître mouette sur sa dune perchée,
tenant en son bec un bébé tortue,
redécolle sous nos yeux attristés,
réalisant que nous n’avions pas assez attendus.

Malgré notre course effrénée pour la rattraper, nous réalisons vite que nous ne volons pas. Nous retournons sur les lieux du crime, et voyons les petites traces laissées par la victime, qui avait déjà dévalée des dizaines de mètres de dunes (une bonne demi-heure quoi). Tristesse et boule de gomme, on se rabat sur un verre de vin supplémentaire. Retour au bercail.

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L’insouciance avant le drame

Dimanche, jour de départ de Damo, nous avons le temps le matin d’aller faire un autre tour de snorkeling. Bien nous en fait car nous admirons de nouvelles tortues, nouveaux poissons cunéiformes kaléidoscopique. Sur le retour, je laisse ces dames au café tandis que j’achemine Damo jusqu’à l’aéroport d’Exmouth. Oui, il y a plein de petits aéroports en WA : les distances sont immenses et les mines, principales sources de travail des non citadins de Perth, sont disséminées sur le territoire. Le lendemain, pour faire amende de l’hébergement gratis dont nous bénéficions (c’est-à-dire que nos swags sont posés dans le jardin de Lucy), nous gardons le petit Dylan jusqu’à 9h du mat’, chargeons la voiture et nous quittons Exmouth pour notre prochaine destination : Coral Bay. Cette ville au nom transparent, n’en est pas une : il n’y a que trois campings, pleins. Par un heureux hasard, nous retrouvons Margot, potesse de Serre-Chevalier en étude à Perth, avec ses deux acolytes et nous passerons donc la journée ensemble. Je ne vous surprends pas en vous disant qu’on a snorkelé et joué au Monopoly tout en admirant le coucher de soleil, verre de vin à la main. Enfin, le vin qu’on boit depuis le début du voyage, c’est du « Goon », soit du box wine, du vin pas cher et pas très bon. Mais ça fait le taff. A l’inverse, les repas que nous nous serons préparés durant ces deux semaines sont d’un autre acabit : curry, risotto, bolo, carbo, burgers, taboul’, dahl… Bref, que du bon trois étoiles bibendum Michelin.

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Ces dames à Coral Bay !

Après deux jours à Coral Bay, nous mettons le cap vers Shark Bay et le camping de Monkey Mia, réputé pour ses dauphins. Arrivant en fin de journée (photos de la route ?), nous attendons le coucher de soleil pour nous jeter dans une hot tub, source d’eau chaude naturelle. Accueilli par une joyeuse famille d’aussie, la nuit tombant, l’eau chaude nous ramollit. Retour à la voiture, et croisons sur le parking, Céline et Pauline (croisées précédemment au Cambodge, puis au Vietnam). Narmol. Quand on vous dit que le monde est petit. A 7h de le matin, nous nous levons et allons patienter avec la ribambelle de gens pour voir les dauphins. Oui, ils viennent quasi sur la plage. On profite du moment : tout le monde de 7 à 77 ans a 7 ans à ce moment (compris ?). Nous nous prélassons ensuite, lisons, roulons pour avoir quelques vues sympas de Shark Bay, et nous préparons au retour à Perth, le lendemain.

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Little Lagoon, l’eau transparente.
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Nous, mangeant des doritos au coucher de soleil c’est bon c’est beau.
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Ce que l’on voit en mangeant nos doritos.
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L’un des 5 dauphins venus nous rendre visite.

Eh oui, nous sommes rendus au vendredi en quinze du départ. Seulement 600km nous séparent de notre destination, alors on roule tranquillou, on se pose à l’entrée de Perth pour la nuit car le lendemain, nous souhaitons visiter la Swan Valley. La nuit, on se gèle de ouf, nous indiquant à Clem et moi que nous manquons peut-être d’habits chauds pour la Nouvelle-Zélande à venir. Qu’à cela ne tienne, le petit déj, consistera en la chocolaterie de la Swan Valley. Mais surtout, en la dégustation œnologique du vignoble d’en face la chocolaterie. Oui, il est 10h du mat’. Moi, je conduis, alors j’en profite pour faire une petite sieste d’un quart d’heure pendant que ces dames se réchauffent les entrailles en s’alcoolisant.

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Dernier coucher de soleil du voyage, crackers-cheese et vin.
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Avant la dégustation…
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Après la dégustation. Tout va bien qui finit bien.

Allez, hop, détour pour une dégustation de fromage et nous rentrons à Fremantle, où nous retrouvons Kirst et Damo, et Billie. Oui, Billie, c’est la nouvelle arrivante du duo gréco-australien : un chiot femelle (chiotte ça sonne moins bien). Par un heureux hasard, Kirst a en effet profité de l’absence de Damo pour accueillir Billie … mais c’est une autre histoire !

L’après-midi, nous allons voir Damo jouer au footy, tout en jouant au Monopoly. Le lendemain, direction Freo à vélo, bière à Little Creature, brasserie réputée, pour nos dernières parties de Monop tandis que Damo et Kirst fêtent le Pâques grec (ils sont tous les deux moitié grec et moitié australien).

Le soir, c’est la fin des haricots, on accompagne Marty à l’aéroport pour son retour en France. En tout cas, merci pour la surprise cousine, c’était un régal ! Il nous reste trois jours que nous consacrerons à la préparation de la Nouvelle-Zélande (où nous sommes depuis maintenant 23 jours…).

Voili voilà, c’est ainsi que s’achève notre périple australien. Pour Clémence et moi, la boucle est bouclée. En effet, notre relation a commencé à distance : Clem en France, moi en Australie. Maintenant, nous aurons visité une infime partie de ce pays-continent tous les deux. Nous remercions infiniment Damo et Kirst pour leur accueil. Cheers guys !

Désolé du retard, bises à toutes et à tous.

Léo.

PS : voici quelques animaux croisés en route (on n’a pas pris les serpents en photo, déso).

2 réflexions au sujet de “Oz-tralie, West Coast”

  1. J’avoue avoir eu un peu hâte de vous lire à propos de l’Australie. Manifestement, l’écriture allègre de Léo traduit un plaisir à (re)- parcourir le bush et la côte de l’WA. Le camping est sans doute la meilleure manière de s’imprégner de cet esprit de nature (où il faut être patient aussi … little turtle !). Et puis comme d’habitude, tout cela peut être rehausser par le fait de partager ces découvertes avec des amis, sans compter avec l’invitée inattendue de l’étape qui a passé un temps merveilleux avec vous. Enfin, ce mouvement circulaire dans la géographie qui vous a ramenés aux sources de votre liaison. Superbe !
    Les photos laissent rêveur. Celles où vous apparaissez respirent le bonheur, vraiment. Par contre pas de recette aussie… La délicatesse culinaire n’aurait-elle pu franchir la mer de Timor…

    Je vous embrasse fort. Papa, Dom, Anita

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  2. On prend le train de vos pérégrinations avec un peu retard qui s’ajoute au vôtre. Quelle aventure, que de belles images. Nous qui sommes rentrés avons l’impression d’être encore avec vous.
    Plein de bises et….. On vous attend
    Alain et Myriam

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